Par ptit moine - sentences - Lien permanent
Pour ceux qui commencent à s'éprendre de la piété, le chemin de la vertu apparaît très rude et pénible, non qu'il le soit en réalité, mais parce que la nature humaine, dès le sein maternel, se trouve en affinité avec les plaisirs. Mais à ceux qui ont réussi à dépasser le milieu du chemin, il se montre agréable et facile. En effet, si la pratique du bien soumet les tendances mauvaises à la discipline de la vertu, elles disparaissent en même temps que le souvenir des plaisirs irrationnels.
Désormais l'âme se plaît à parcourir tous les sentiers des vertus. C'est pourquoi le Seigneur, lorsqu'Il nous met sur la route du salut, dit : Etroit et resserré est le chemin qui mène à la vie et ils sont peu nombreux ceux qui le trouvent (Mt 7, 14). Mais pour ceux qui veulent, avec une grande détermination, progresser dans l'observance de ses saints commandements, Il affirme : En effet, mon joug est doux et mon fardeau léger (Mt 11, 30). Il faut donc, au début du combat, forcer en quelque sorte notre volonté à accomplir les saints commandements de Dieu, de telle manière que le Seigneur, dans sa bonté, en voyant notre résolution et notre effort, nous envoie une volonté toute prête à accomplir avec un grand plaisir, ses glorieux commandements. La volonté t'est préparée par le Seigneur (Pr 8, 35), en sorte que nous pratiquions sans cesse le bien, avec une grande joie. Alors nous sentirons vraiment que c'est Dieu qui opère en nous le vouloir et le faire pour son bon plaisir (Ph 2, 13).
Saint Diadoque de Photicé : Les propos ascétiques. Cent chapitres.