Coptes, immigration: Rome et Le Caire calment le jeu après des critiques
Les ministres italien et égyptien des Affaires étrangères, Franco Frattini et Ahmed Aboul Gheit, se sont employés à calmer le jeu samedi après que les deux pays eurent échangé de vives critiques sur les meurtres de Coptes en Egypte et les violences anti-immigrés en Italie.
"Nous avons un rapport d'amitié et il ne nous est pas difficile d'aborder même ce genre de questions", a déclaré à la presse le chef de la diplomatie italienne, en visite au Caire.
M. Frattini a exprimé sa "satisfaction pour la réaction rapide des autorités égyptiennes et les arrestations" des meurtriers présumés de six membres de la communauté copte dans une localité de Haute-Egypte début janvier.
L'Italie avait, au lendemain de ces meurtres, condamné des violences "suscitant l'horreur" et M. Frattini avait indiqué qu'il en discuterait "personnellement" avec son homologue égyptien.
M. Aboul Gheit a affirmé samedi avoir été "surpris" par les critiques italiennes, mais a ajouté qu'il "n'y avait pas de nuage entre les deux pays", simplement un "dialogue franc".
Le 12 janvier, l'Egypte avait indirectement répliqué aux critiques italiennes en dénonçant la chasse à l'homme dans le sud de l'Italie contre des travailleurs africains, estimant qu'elle ne représentait qu'une "facette" des violences anti-immigrés dans ce pays.
M. Aboul Gheit avait fustigé à ce propos les "pratiques racistes et les violences" et "la propagation d'un discours de la haine".
M. Frattini a assuré samedi qu'il "n'y a jamais eu de problèmes avec les immigrés égyptiens parce qu'ils respectent la loi".
"Si, en revanche, des immigrés veulent entrer illégalement en Italie et ne respectent pas les règles, nous sommes obligés d'appliquer la loi", a-t-il ajouté.


